L’escale du livre Bordeaux : réfugiés, exilés… le festival interroge auteurs et illustrateurs


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L’Escale du Livre
Festival littéraire et salon du livre
16ème édition – 6 au 8 avril
Place Renaudel / Quartier Sainte-Croix / Bordeaux

RÉFUGIÉS, EXILÉS, DÉPLACÉS, REFOULÉS, MIGRANTS…
LE FESTIVAL INTERROGE AUTEURS ET ILLUSTRATEURS,
CROISE LES REGARDS PORTÉS SUR CE DÉFI SOCIÉTAL MAJEUR

Chaque année, l’Escale du livre associent écrivains, journalistes, hommes politiques et penseurs autour de thèmes d’actualité. Cette 16ème édition se focalisera sur le devenir des migrants au travers de deux débats réunissant Eric Chevance, Lisa Mandel, Baudouin, Abdulrahman Khallouf, Omar Youssef Souleimane, d’un grand entretien avec Patrick Chamoiseau et d’une lecture d’extraits par Isabelle Fruleux.

• Débat – Migrants : de l’hostilité à l’hospitalité – 1/2

Avec Eric Chevance, L’arrivant et autres textes (L’ire des marges), Lisa Mandel, Les nouvelles de la jungle (Casterman) et Eric Valmir Pêcheurs d’hommes (R. Laffont)

Eric Chevance et Michel Richard écrivent, chacun de leur côté, des textes de nature différente pour parler des « arrivants », des migrants, des réfugiés, des déplacés, de toutes les personnes contraintes de quitter leur pays pour cause de guerre, de misère, de persécution, de ruine.

Lisa Mandel s’est rendue dans la “jungle” de Calais durant un an. Elle témoigne avec humour – et sans misérabilisme – du travail quotidien des associations pour soulager la détresse de ces milliers d’hommes, de femmes et d’enfants qui fuient la guerre. Les nouvelles de la jungle est une enquête de terrain pour découvrir l’accueil réservé aux réfugiés en France, pays des droits de l’Homme…

Eric Valmir : Lampedusa c’est la charnière entre l’Afrique et l’Europe vers laquelle dérivent ou échouent les migrants dans des barques de fortune. C’est l’île de l’espoir mais également des désillusions. Symbole de l’une des plus grandes hontes contemporaines, Lampedusa, ce sont également des paysages d’une beauté paradisiaque sous la sublime lumière du sud de l’Italie. Pêcheurs d’hommes d’Eric Valmir, reporter pour France Inter, est à la fois un portrait intime, éclatant de couleurs et de soleil, et une fresque qui interroge sur le monde.

• Débat – Migrants : de l’inégalité des vies – 2/2

Avec Baudoin, Humains : La Roya est un fleuve (L’Association), Abdulrahman Khallouf, Sous le Pont (Moires) et Omar Youssef Souleimane, Le petit terroriste (Flammarion)

Omar Youssef Souleimane, poète édité au Temps des Cerises, dit adieu à l’enfance, à celle d’un petit Syrien élevé dans une famille salafiste « normale », c’est-à-dire, comme la plupart des garçons autour de lui. Adieu à la langue arabe par la mise au monde d’une écriture littéraire française. Adieu à l’Orient pour devenir dissident, sur le long chemin des réfugiés vers la France. C’est le livre d’un voyage : entre deux pays, deux civilisations, deux langues. Le livre d’un Français.

Baudoin et Troubs ont parcouru la vallée de La Roya, à la rencontre des gens qui viennent en aide aux migrants qui tentent de passer la frontière. Ils ont rempli leurs carnets de portraits et interrogent avec bienveillance et simplicité, la violence du monde et l’humanité qui en jaillit. Confrontés au racisme et à la solidarité, et à cette question qui ne les quitte pas : « pourquoi pour moi c’est possible et pas pour un Afghan, un Soudanais, un Érythréen.?”

Abdulrahman Khallouf raconte, le temps d’une nuit, l’histoire de Jamal, jeune réfugié syrien vivant seul sous un pont. “…les Syriens continuent à quitter le pays en masse. Ils empruntent tous les chemins possibles pour sauver ce qu’il leur reste, les enfants et des corps malmenés, mutilés, mémoires explosives et restes d’identités en voie de disparition. Ils viennent en France. Ils présentent des demandes d’asile à l’Office français pour les réfugiés. Ce dernier leur réclame un récit expliquant leurs motivations pour demander l’asile. Un récit de trois pages…”

• Grand entretien avec Patrick Chamoiseau

En 1986 il publie son premier roman, Chronique des sept misères (Gallimard). Son troisième roman, Texaco (Gallimard) gagne le Prix Goncourt en 1992 et établit Patrick Chamoiseau comme la vedette du mouvement de la créolité. Ami d’Édouard Glissant, il cherche à développer avec celui-ci le concept de mondialité, en vue de traduire, sur le point de vue politique et poétique, une nouvelle conception du monde qui serait fondée sur l’ouverture des cultures, la protection des imaginaires des peuples, lesquels disparaissent lentement sous l’action uniformisatrice de la mondialisation. Son dernier livre, Frères migrants (Seuil), est un véritable manifeste poétique pour tous ceux qui sont refoulés aux frontières ou qui errent de centres de rétention en bidonvilles.

Entretien suivi d’une lecture d’extraits de Frères Migrants par la comédienne Isabelle Fruleux.

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